Je ne fais pas ce métier par hasard

Où je parle de responsabilité générationnelle…

Quand mes enfants étaient petits, je voulais simplement qu’ils soient heureux.

Comme la plupart des parents.

Aujourd’hui, ils ont 25 et 27 ans.

Je les regarde avec une immense fierté.

Je les trouve profondément intelligents. Curieux. Sensibles. Empathiques. Beaux, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Ils sont devenus des adultes que j’aime profondément.

Et pourtant…

Le monde dans lequel ils vivent ne leur facilite pas toujours la tâche.

Je les vois se heurter aux malentendus, aux relations compliquées, aux peurs, aux blessures, aux attentes déçues. Je les vois parfois donner beaucoup d’eux-mêmes. Douter. Chercher leur place. Essayer de construire des relations vraies dans une société qui pousse souvent à aller vite, à se protéger, à réagir plus qu’à écouter.

Cela me touche.

Profondément.

Bien sûr, ils trouveront leur propre chemin. Je leur fais confiance. Ils possèdent en eux des ressources extraordinaires.

Mais, comme toutes les mères, j’aimerais pouvoir leur épargner certaines souffrances.

Je ne le peux pas.

En revanche, je peux essayer de rendre le monde dans lequel ils vivent un peu plus accueillant.

C’est probablement la véritable raison pour laquelle je fais ce métier.

Quand j’accompagne un couple à retrouver le dialogue, je pense à tous les enfants qui grandiront dans une maison un peu plus paisible.

Quand j’apprends à une personne à exprimer sa colère sans blesser, je pense à toutes les relations qu’elle construira demain.

Quand une famille recommence à s’écouter, je me dis que cette manière d’aimer sera peut-être transmise à la génération suivante.

J’aime croire que chaque conversation réparée produit des effets que nous ne verrons jamais complètement.

Parce qu’une personne apaisée influence son partenaire.

Son partenaire influence ses collègues.

Ses enfants reproduiront peut-être cette façon de communiquer.

Et ainsi de suite.

Nous parlons souvent de l’héritage matériel que nous laisserons à nos enfants.

Je me demande si notre véritable héritage ne réside pas ailleurs.

Dans notre manière d’aimer.

Dans notre manière de nous parler.

Dans notre capacité à demander pardon.

À écouter sans interrompre.

À rester en lien même lorsque nous sommes en désaccord.

Je ne rêve pas d’un monde parfait.

Je rêve simplement d’un monde où il y aurait un peu plus de considération.

Un peu plus de douceur.

Un peu plus de curiosité envers l’autre.

Un peu moins de violence dans les mots.

Un peu moins de solitude dans les cœurs.

C’est ma manière de prendre soin de mes enfants.

Même s’ils sont devenus adultes.

Et c’est aussi ma manière de prendre soin des vôtres.

Parce qu’au fond, chaque fois que nous apprenons à mieux aimer, nous faisons un cadeau à ceux qui viendront après nous.

C’est peut-être cela, notre plus belle responsabilité générationnelle.

🦎 Florence Bergé

ateliers/lamour-est-declare ou
consultation-de-couple ou therapie-individuelle ou hypnose

Publications similaires